Les élèves étaient à l’école hier16 Mai 2008 Jaunay-Clan faisait partie des 27 communes de la Vienne volontaires pour mettre en place un service minimum d’accueil des élèves lors de la journée de grève du 15 mai. Une soixantaine d’enfants en a bénéficié.
Le sujet est d’actualité après l’annonce faite par le président de la République, Nicolas Sarkozy, jeudi soir. Les communes auront bientôt l’obligation d’organiser l’accueil des élèves les jours de grèves. Une loi allant en ce sens sera présentée au Parlement "avant l’été", selon le chef de l’Etat. A Jaunay-Clan, où deux établissements publics sur cinq étaient entièrement fermés le 15 mai, la municipalité a choisi de proposer une solution aux parents il y a plusieurs années. "Les élèves sont accueillis gratuitement en journée. Seuls les temps de garderie du matin et du soir sont payants comme les autres jours. Auparavant, les enfants étaient emmenés au centre de loisirs. Depuis le 15 mai, ils sont gardés dans leur classe par le personnel communal, les Atsem (*)", explique-t-on à la mairie.
Ce système de garde alternative a été proposé essentiellement quand l’école était entièrement fermée. Ailleurs, des solutions ont été trouvées à l’intérieur même des établissements. "Depuis 37 ans que j’enseigne, les élèves d’instituteurs en grève ont toujours été intégrés dans les classes des non-grévistes. Le service minimum est un faux débat", note une enseignante de Jaunay-Clan.
Quant au fait de prévenir les parents 48 heures avant le jour J, la pratique semble largement appliquée dans les établissements scolaires de la commune. "Je demande à mes collègues de faire connaître leur choix aux parents au moins une semaine avant la grève", souligne Annick Ducluzeaud, directrice de l’école maternelle Jacques-Prévert. Le dispositif sera renouvelé lors des prochains mouvements sociaux, à commencer par le jeudi 22 mai.
(*) Agent territorial spécialisé des écoles maternelles.
Romain Mudrak
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