Atteinte d’un dérèglement de la thyroïde qui accroît fortement sa sensation de fatigue, la jeune athlète avait déjà commencé sa préparation hivernale avec du retard en décembre. Bien soignée, elle avait pu s’entraîner convenablement ces derniers mois. Mais une rechute au début du mois d’avril l’a quasiment empêchée de remonter sur un vélo depuis trois semaines. C’est donc considérablement amoindrie qu’elle ira en Belgique mercredi pour participer à cette 5e manche de la Coupe du monde.
Elle pourra néanmoins compter sur le soutien de Sonia Bazire, Nathalie Jeuland, Emmanuelle Merlot, Karine Gautard, particulièrement en forme en ce début de saison, ou encore sur Corine Hierckens, une nouvelle fois bien présente sur ses terres.
L’épreuve sera difficile : 104 km d’un parcours sinueux fait de nombreuses côtes avec, pour finir, le «mur» de Huy (800 mètres à 20% de dénivelé). Pour le moment, la Coupe du Monde n’a pas véritablement souri aux filles de l’équipe Vienne-Futuroscope. À titre d’exemple, aucune n’avait fini la Ronde Van Drenthe, précédente manche disputée en Hollande le 12 avril.
«Contrairement à la plupart des autres concurrentes, nos filles ne sont pas professionnelles. Elles doivent travailler pour vivre et ne peuvent donc pas récupérer», explique Damien Pommereau, directeur sportif.
À noter cependant que Pascale Jeuland (sœur de Nathalie), 19 ans, représentera la France aux Jeux olympiques de Pékin dans l’épreuve de fond sur piste. Du côté de Marina Jaunatre, rien n’est perdu…
Romain Mudrak