On en parle chaque semaine ou presque, mais le marché du vélo électrique est encore assez émergent dans notre pays. La preuve, aucun distributeur national n'a encore franchi le pas d'en commercialiser en masse dans ses magasins. La quasi-totalité des ventes s'effectue par Internet ou chez les indépendants.
«L'année dernière, nous avons vendu 200 vélos via notre site web veloscoot.com», indique Martine Beugin, dirigeante de la société Véloscoot (Téléport 1, Arobase 3). L'intéressée qualifie cette performance d'
«intéressante» même si, évidemment, elle espère un décollage plus soutenu dès 2008.
Cette poussée des ventes pourrait voir le jour à la faveur de deux éléments porteurs. D'abord, il faut avouer que les collectivités locales commencent à faire leur marché de façon plus soutenue, pour leurs agents mais aussi pour leurs administrés.
«Nous répondons à de plus en plus d'appels d'offres, c'est un signe», veut croire Martine Beugin. Ensuite, en deux ans, la technologie a progressé de façon vertigineuse. Là où l'Alizé pesait 42 kg avec une batterie plomb de 14 kg, le Mistral affiche 28 kg sur la balance (batterie lithium, 2,8 kg).
Du haut de gamme
Avec sa ligne typée
«vélo hollandais», ce dernier propose un autre argument de choix : son capteur de couple dans le pédalier qui permet de réduire les à-coups à néant.
«Dès que vous pédalez, l'assistance électrique se déclenche sans soubresaut.» Pas de doute sur la qualité du Mistral, ni même de son petit frère, l'Apollon dont le look s'apparente à celui d'un VTT. En revanche, le prix constitue peut-être encore un frein de taille à l'achat. Même si le tarif d'appel -999 euros- s'avère alléchant, compte tenu de l'étroitesse du marché, cela reste un investissement.
«Il faut voir que le Mistral ou l'Apollon sont des vélos haut de gamme avec cadre en aluminium, batterie de dernière génération, une autonomie de 50 km...», tempère la dirigeante de Véloscoot.
Histoire d'être prophète en son pays, l’entreprise a sollicité le Conseil général pour réaliser une étude de faisabilité d'un système de location de vélos électriques sur la Technopole. Un peu à la manière du Vélib, toutes proportions gardées bien entendu. À suivre...
Arnault Varanne