Ce recours était étudié ce mercredi par le tribunal administratif de Poitiers. Le marché en question concerne l’achat de 7 trains de 12 places qui transporteront à partir d’avril les visiteurs dans la nouvelle attraction du parc, « Les Animaux du futur ».
En concurrence avec deux autres entreprises sur l’appel d’offres lancé par le Conseil général, actionnaire principal du Futuroscope, Robosoft a finalement perdu cette vente estimée à 850 000 euros HT. Mais la société implantée au Pays Basque s’est senti lésée . La cause du litige ? La consultation consécutive à l’appel d’offres a été jugée infructueuse par le Département. Une décision incompréhensible pour la société requérante qui estimait être la seule à remplir tous les critères, dont celui du budget.
L’offre de Robosoft était la moins chère, mais
« ne correspondait pas aux exigences techniques et ergonomiques formulées par le Conseil général de la Vienne », a rappelé le commissaire du gouvernement. Dans un courrier envoyé le 24 juillet 2006, la collectivité a indiqué à Robosoft que
« la maintenance du matériel ne serait pas aisée » et que l’esthétique des trains était
« trop rustique ». Des doutes sur la fiabilité des trains pouvaient par ailleurs nuire au succès de l’attraction. De son côté, le constructeur assure avoir élaboré un projet adapté au cahier des charges et au budget.
Néanmoins, s’il suit les recommandations du commissaire du gouvernement, le tribunal administratif devrait rejeter le recours de Robosoft dans quinze jours. Pas de quoi faire d’ombre au lancement de ce nouveau pavillon, présenté comme une exclusivité mondiale.
Romain Mudrak