Chargé de définir un projet de développement économique pour la plaine des Grands Philambins, Frédéric Guillot de la Communauté d’agglomération de Poitiers (CAP) l’affirme : cet immense espace de 18 hectares devra
« assurer la transition entre les Téléports spécialisés dans le secteur tertiaire et les commerces des Portes du Futur».
Concrètement, au sud du centre Centaure, où les automobilistes pourront tester leur habileté au volant, une zone sera réservée aux entreprises artisanales. Puis dans le prolongement, de nouvelles enseignes commerciales seront amenées à apparaître. De son côté, le Conseil général conservera 10 ha entre le circuit et le Téléport 1 pour y développer un peu plus encore le secteur des services.
Un espace vert pour le déjeuner
La CAP veut faire des Grands Philambins une zone d’activité exemplaire en termes de respect de l’environnement et de convivialité. Les cyclistes et les piétons y auront leur place pour les déplacements professionnels et touristiques. Grand Pont sera ainsi relié à Martigny. Parallèlement à la voie principale bordée d’arbres, une chaussée large, permettant la circulation des bus, sera tracée. Enfin, un espace vert sera aménagé afin de «
renforcer le lien social entre les salariés », espère la CAP. Reste un problème : rendre visible cette zone excentrée depuis la Nationale 10. « Les Grands Philambins auront un caractère propre à valoriser auprès des clients et des fournisseurs », soutient Frédéric Guillot. Néanmoins, cela sera-t-il suffisant ?
La Nationale 10 ralentie ?
Le scrutin municipal ne devrait pas remettre en cause ce projet. Cependant, le débat restera ouvert jusqu’au premier conseil de CAP post-élections, en avril. Du côté des riverains, l’idée est plutôt bien reçue même si certains espéraient une nouvelle fois que la question de leurs déplacements quotidiens serait abordée à l’occasion de ce nouveau chantier. Comment traverser à pied en toute sécurité la Nationale pour aller acheter son pain au centre bourg de Chasseneuil ? On évoque la transformation de la 2x2 voies en « boulevard urbain » avec feux tricolores et passages piétons. Reste à savoir si la volonté de la population aura raison des 40 000 véhicules qui empruntent chaque jour la route de Paris.
Romain Mudrak