À la suite d’une information parue ce matin dans la presse, la rumeur a fait le tour du pays aujourd’hui : la Joconde, célèbre toile de Leonard de Vinci, actuellement exposée au musée du Louvre, serait inexorablement entrée dans un processus de détérioration qui pourrait l’amener à se
«couper en deux».
En fait, les travaux menés par l’équipe de Photomécanique et de Rhéologie du LMS datent de 2004. Ces analyses ont fait apparaître une zone de fragilité traversant la planche de peuplier sur laquelle est peinte la Joconde. Cette fragilité a été provoquée par les diverses manipulations exercées dans le passé, comme l’explique Jean-Christophe Dupré, autre membre du LMS interrogé par Le Technopolitain :
«A chaque fois que la toile a été retirée de son cadre puis remise à sa place, le bois qui la compose s’est tendu puis relâché. Comme une feuille que l’on plierait en deux, la toile est devenue plus fragile à l’endroit de la pliure.»
Les analyses menées par le laboratoire poitevin ont permis au conservateur du Louvre de prendre conscience des méfaits engendrés sur le tableau par les manipulations. C’est pourquoi Fabrice Brémand se veut rassurant :
«On ne sait pas comment la Joconde sera traitée dans cent ans mais, pour l’instant, elle ne court aucun risque.»
Romain Mudrak