«L’échec scolaire persiste.» Xavier Darcos l’a reconnu devant 300 stagiaires en formation à l’Esen. Les derniers résultats internationaux ne sont pas favorables à la France puisqu’elle arrive 36e sur 40 selon les dernières statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
«Nous avons le système qui coûte le plus cher, qui commence le plus tôt, qui garde le plus longtemps les élèves et le taux d’encadrement le plus élevé du monde», a rappelé le ministre de l’Education nationale. Les moyens, donc, ne suffisent pas.
En réponse, le ministre prévoit
«des évaluations objectives, régulières et transparentes», autrement dit la visite d’inspecteurs dans les classes tous les 2 ans, contre 7 ans à l’heure actuelle.
«Il faut évaluer les professeurs sur leurs résultats plutôt que sur leur méthode», a-t-il insisté. Les résultats seraient mis en ligne sur Internet et donneraient lieu à une synthèse nationale, de façon à
«produire nos propres critères» pour ne plus
«dépendre des comparaisons internationales».
Dans le corps professoral, les débuts de carrière sont souvent difficiles. Le ministre regrette que
«la formation intellectuelle» des professeurs les prépare mal à leur premier emploi. Il défend néanmoins
«une culture de cadre pour élever les compétences» et propose un
«grand Erasmus» pour permettre aux professeurs de
«respirer» lors d’une année à l’étranger. «
Nous devrions réfléchir à la manière d’honorer le métier de professeur car c’est le plus beau métier du monde», a conclu le ministre de l’Education nationale.
Nelly Dubois