Au Futuroscope, le 8e continent se prépare en Belgique14 Fév 2011 La saison 2011 du Futuroscope a démarré le 12 février dernier avec quelques nouveautés d’ampleur. Mais l’attraction phare de l’année, le 8e continent parrainée par la navigatrice Maud Fontenoy, sera dévoilée seulement au printemps. Le Technopolitain a passé quelques heures dans les coulisses de sa conception, en Belgique.
Mont-Saint-Guibert, Belgique. C’est ici, dans la grande banlieue de Bruxelles, que l’histoire de la « grande plaque de déchets du Pacifique », appelée aussi le 8e continent, s’écrit depuis un an et demi. Depuis que le Futuroscope et la société Alterface, leader mondial des solutions de divertissement interactives, ont décidé d’unir leur destin autour d’une noble cause. « Il s’agit de sensibiliser le public aux ravages de la pollution en l’invitant, de façon drôle et ludique, à nettoyer les océans », résume Jean-Hervé Madec, directeur du développement du Futuroscope. De fait, au printemps, les visiteurs du parc seront conviés à enjamber une sorte de scooter des mers, puis à suivre dans leurs aventures Marc et Sarah, équipés de pistolets capables de transformer les déchets en air pur grâce à « un fluide révolutionnaire ». Le tout en quatre minutes, face à un écran de 13,50x3mètres de diamètre. Gare aux récalcitrants, les scores de chacun des joueurs (84 au total, répartis en deux salles) s’afficheront à l’écran à la fin de la séquence ! Evidemment, à un mois et demi du Jour « J », de nombreux calages restent à peaufiner. Sur la compréhension du jeu, par exemple. N’empêche, la démonstration concoctée par le PDG de l’entreprise belge et ses collaborateurs (30 au total) laisse augurer d’un résultat séduisant.
Une équipe de pros
« Surtout, il faut s’imaginer que ce jeu interactif sera accompagné, en amont et en aval, de messages de Maud Fontenoy sur son parcours, son expérience du fameux 8e continent, la nécessité de s’engager en faveur du respect del’environnement… », balise Jean-Hervé Madec. En clair, il y a nécessité de considérer l’attraction dans son ensemble, pas simplement comme un « jeu vidéo collectif ».
Made in Bruxelles
Force est de constater que le Futuroscope s’est entiché d’une équipe de pros dans son domaine. Dans ses 1 000 m2 de bureaux et d’atelier, la « spin-off » de l’Université de Louvain conçoit certes des solutions interactives, en s’appuyant sur sa solution brevetée Salto. Mais son implication va plus loin que l’animation du récit. «On fabrique ici tous les éléments de l’attraction », reconnaît Olivier Vincent, responsable communication. Des scooters des mers dynamiques aux trash busters (pistolets magiques), en passant par le décorum, tous les éléments du jeu sont conçus dans la banlieue de Bruxelles. Installation prévue dans l’ancienne Citadelle du vertige -pavillon 360°-, à partir du 20 février. Début des réjouissances le 2 avril. |