Le basket du virtuel au réel1 Déc 2010 Deux basketteurs du Poitiers Basket 86 ont récemment participé à une séance d’entraînement particulière, à l’initiative du Laboratoire de mécanique des solides. Leurs mouvements ont été filmés en vue d’être améliorés…
Dix caméras à lumière infrarouge braquées sur eux. Quarante-trois capteurs éparpillés le long de leur corps athlétique. Et un écran sur lequel plusieurs techniciens analysent virtuellement chacun de leurs gestes. Voilà ce qu’Evan Fournier et Tommy Gunn ont vécu, le 27 octobre dernier au gymnase de l’Ensma, dans le cadre du programme « Images et Interactivités», mené par les équipes de Robioss (Robotique, biomécanique, sport et santé, voir plus bas).
En premier lieu, les deux professionnels ont été équipés de capteurs, sur la peau et les vêtements. Le plus jeune (18 ans ) de l’équipe, Evan Fournier, s’en est même étonné. « Sur les pieds aussi ? » Et, oui! Tous les membres sollicités pour bouger sont équipés de capteurs. « Le but est d’étudier très finement les mouvements de ces sportifs, explique Christine Fernandez-Maloigne, directrice du laboratoire « Sic », partie prenante du projet. Les capteurs sont positionnés principalement sur les articulations. Cela nous permet de découvrir si un tir a été raté à cause d’un mauvais mouvement du coude ou du poignet, par exemple. »
« Hâte de voir les résultants »
Evan Fournier a trouvé l’expérience… « marrante ». Mais pas au point d’utiliser le système lors des entraînements : « Cette technologie peut m’aider à corriger un mauvais mouvement. Mais, je n’aimerais pas me faire équiper de capteurs à chaque entraînement.» Tommy Gunn, lui, a « hâte de voir les résultats ! » «C’est une super opportunité de pouvoir me perfectionner et donc de mieux jouer. »
En pratique, les basketteurs vedettes ont enchaîné les tirs et les smashs pendant que l’ordinateur a étudié, en temps réel, leurs performances. « Sur le long terme, on espère que le PB86 va utiliser cette technologie pour tous les joueurs, avance Christine Fernandez-Maloigne. Même si on n’a pas la prétention d’affirmer que, grâce à elle, ils vont devenir champions ! »
(*) Au sein du département génie mécanique et systèmes complexes, les équipes mécanismes et robotique et mécanique du geste sportif du LMS se sont regroupées et forment désormaisl’axe RoBioSS (Robotique Biomécanique Sport Santé).
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