Crèche interentreprises : accouchement prévu en 201112 Oct 2010 C’est un véritable serpent de mer depuis plusieurs années. L’implantation d’une crèche interentreprises sur la Technopole pourrait se concrétiser, à l’automne 2011, grâce à un investisseur privé. En exclusivité pour le Technopolitain, Nicolas Caduc dévoile les contours de son projet.
En février 2007, nous barrions notre « Une » d’un titre aussi tapageur que définitif : « Une crèche sur la Technopole en 2008 ». Cette fois, c’était sûr, ce site en plein développement allait accoucher d’un mode de garde adéquat pour les enfants de « ses» quelque 6 000 salariés. Evidemment, la suite des événements offrit un démenti cinglant aux partisans d’un tel projet. Pressentie comme éventuelle locomotive, SFR Services Clients passa, avec grand fracas, sous pavillon allemand (Arvato services) à l’été 2008 et les desseins de l’opérateur « Les petits chaperons rouge » furent du même coup enterrés. Jusqu’à cette rentrée 2010. Tapi dans l’ombre depuis une paille, Nicolas Caduc a observé avec intérêt les épisodes précédents, dans l’optique d’intégrer lui-même
le jeu en qualité d’acteur. Et ça y est, son épais dossier de quarante-neuf pages fait de lui un candidat crédible au portage d’un tel projet. Une crèche interentreprises? La belle affaire pour cet ancien cadre dans l’immobilier. Sa SARL Babicity, portée récemment sur les fonts baptismaux, témoigne de sa détermination.
« Pas millionnaire »
« Je compte ouvrir une structure de quarante places, à la fin du premier trimestre 2011, reconnaît Nicolas Caduc. Nous faisons construire un bâtiment de 550m2, sur un terrain à proximité de l’hôtel Altéora. » La machine est lancée, les établissements bancaires prêts à suivre ce fils d’assistante maternelle au bout de son « rêve ». Bien sûr, le futur dirigeant sait pertinemment qu’il ne « deviendra pas millionnaire » grâce à cette « entreprise de services aux entreprises » (sic). Qu’importe, il a suffisamment réfléchi au modèle économique pour savoir quels pièges éviter et quels arguments dégainer devant un prospect. Le Jaunay-Clanais a pris bonne note du renforcement de la loi petite enfance en 2008. Laquelle accorde aux entreprises un crédit d’impôt record, allant jusqu’à 83% des dépenses liées à la garde d’enfants des collaborateurs. « Après déduction fiscale, la place revient à 390 euros HT par mois. » Comme les autres structures de ce type, la future crèche promet une amplitude horaire record (6h30-21h30 du lundi au vendredi, 6h30-13h30 le samedi), ainsi qu’une qualité de prise en charge « équivalente aux crèches publiques ». Six éducatrices de jeunes enfants ainsi que deux puéricultrices devraient se lancer dans l’aventure.
100% privé
« Pour les salariés, c’est moins de tension, de stress, d’absentéisme. Une crèche, cela fidélise le personnel », ajoutele porteur de projet. Là où Babicity se démarque de la concurrence, c’est par sa volonté de ne faire appel à aucun denier public. Ainsi, ni la Caisse d’allocations familiales ni les collectivités ne devraient mettre la main au porte-monnaie. Sur le modèle des structures sises à la Défense (Paris), à Aix-en-Provence, Strasbourg, Rennes… Evidemment, ce pari du tout privé est risqué. Mais Nicolas Caduc est homme à relever le défi. Et puis, l’enquête de besoins diligentée auprès de 150 entreprises de la Technopole l’a convaincu que « le besoin était là ». « 94% des personnes sondées se sont déclarées prêtes à s’engager…»
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