Après avoir traversé un début d’année difficile, ce qui lui valut une mise en redressement judiciaire le 8 mars dernier, l’entreprise de peinture et de ravalement de façade Debuschère SA est-elle tirée d’affaire ?
Il semblerait que ce soit le cas après l’acceptation, vendredi 23 juillet, du plan de continuation du Groupe BH par le Tribunal de Commerce de Poitiers.
Issue du rapprochement des société SIPDEG et BLANDIN SAS en 2009 (*), cette holding comptera 400 salariés et devrait réaliser un chiffre d’affaires de 40 millions € dès son premier exercice.
« Entreprise réputée et viable »
L’entreprise, dont le siège social est situé à Gentilly en région parisienne, avait présenté son plan de continuation à la Direction et au comité d’entreprise de Debuschère SA le 4 juin dernier. Depuis le vendredi 23 juillet, le Groupe BH est officiellement aux commandes de la société poitevine en lieu et place de son PDG Bruno Davoine, qui a cédé ses parts et quitté l’entreprise.
« Grâce à cette acquisition, le Groupe BH se positionne à Poitiers, Nantes, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, là où l’entreprise Debuschère SA jouissait d’une réelle réputation », explique Valéry Blandin. Son co-PDG est d’aileurs plus que jamais convaincu que l’entreprise poitevine « est viable».
Le Groupe BH a d’ailleurs pris l’engagement de « mettre en œuvre d’importants moyens financiers et humains, de moderniser l’outil de production, d’injecter des capitaux et d’apporter de nouveaux marchés.»
En officialisant cette reprise, le Tribunal de Commerce de Poitiers rassure les 190 salariés du groupe dans l’incertitude alors que l’entreprise change de mais pour la seconde fois en cinq ans. D’autant plus que le repreneur, joint par téléphone, s’est engagé à ne recourir à aucun plan social.
Christophe Mineau
(*) L’entreprise SIPDEG est spécialisée dans la rénovation de second œuvre tout corps d’état et de la société BLANDIN SAS est très présente sur le marché de la conception en agencements et menuiserie.