Y a-t-il encore un pilote à la tête du pôle MTA ? Délestée de son directeur (*), de son président -ce sera effectif lors du conseil d’administration du 5 mai- et de la plupart de ses collaborateurs, l’association boit le calice jusqu’à la lie. Et l’épisode à venir ne risque pas de faciliter le rapprochement avec le pôle Mové’o, dont les pourparlers traînent en longueur depuis plusieurs mois.
Laure Bernuau est loin de ces considérations. Licenciée le 13 janvier 2010 pour des raisons économiques, l’ex-responsable administrative et financière de la structure conteste son débarquement après presque cinq ans d’activités. Elle a donc assigné son ancien employeur… ainsi que le pôle Mové’o aux Prud’hommes, le 27 mars dernier.
Une image encore dégradée
Ses arguments sont limpides.
«C’est Mové’o qui aurait dû me licencier puisque, de fait, les activités de MTA avaient été transférées et que les contrats de travail auraient dû l’être aussi au regard du droit du travail.» L’ancienne collaboratrice du pôle MTA réclame donc des dommages et intérêts à hauteur de 27 000 euros et la requalification de son licenciement qui, selon elle, ne recouvre
«aucune cause réelle et sérieuse». Une audience de conciliation a lieu ce lundi 3 mai.
Principal financeur du pôle MTA depuis sa création, le Conseil général préfère garder le silence sur cette nouvelle affaire judiciaire, qui écorne un peu plus l’image de la structure.
«Nous nous concentrons sur la finalisation du rapprochement avec Mové’o», se borne à dire Claude Bertaud. N’empêche, si Laure Bernuau obtient gain de cause, le contribuable devrait bien être amené à remettre la main à la poche. En 2006 déjà, le premier directeur de MTA avait touché 190 000 euros dans le cadre d’une procédure aux Prud’hommes.
Arnault Varanne
(*) Comme nous l’indiquions récemment, Paul Terrien a été licencié avec, à la clé, une indemnité de 161 000 euros.