Enseignes taxées, dirigeants mécontents19 Janv 2010 La Taxe locale sur les publicités extérieures (TLPE) provoque l’incompréhension et parfois la colère des dirigeants d’entreprise. Explication.
Sur la Technopole du Futuroscope, le directeur du Campanile, Arnaud Gouy est amer. Au titre de la nouvelle Taxe locale sur les publicités extérieures (TLPE), il devra verser près de 3 500 € pour les enseignes situées sur ses quatre bâtiments. « Dans un contexte où l’on recherche par tous les moyens à relancer l’économie, cette nouvelle taxe vient frapper un peu plus encore les entreprises. Ce n’est pas logique. » Après la hausse de la taxe de séjour annoncée en 2010, lui comme les autres hôteliers de la zone considèrent qu’ils sont traités comme les « vaches à lait » des collectivités.
Pollution visuelle
Créée en août 2008 par la Loi de modernisation de l’économie, la TLPE remplace trois anciennes taxes. La nouveauté ? Elle concerne à présent tous les panneaux publicitaires visibles aussi bien depuis les voies publiques que privées. Dans le but avoué de « limiter les pollutions visuelles », cette taxe pénalise clairement les entreprises et les commerces affichant de grandes enseignes sur leur fronton. À Chasseneuil, toutes les enseignes de plus de 12m2 ont été taxées dès 2009. La commune a perçu 100 000€ de recettes en 2009, contre 6 000€ les années précédentes.
Comme toute nouvelle disposition, cette taxe a connu son lot d’erreur et d’approximation. Pour sa première estimation, Christophe Pinson a surestimé la taille de son enseigne Bo Concept (Portes du Futur) : « J’ai mesuré l’ensemble du fond noir et pas uniquement le lettrage blanc du logo. En outre, je ne pensais pas que les surfaces de mes trois enseignes allaient s’additionner. » Le dirigeant a reçu une facture de plus de 1 400€ (pour 46m2) alors qu’il avait estimé la note à 60€. Aujourd’hui, s’il admet s’être trompé, il estime également avoir été « mal conseillé » par la mairie de Chasseneuil.
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