L’affaire s’est déroulée dans le plus grand secret. Entre 2007 et 2008, près de 350 personnes (techniciens, enseignants, intermittents…) ont concocté 264 heures de programmes scolaires télévisuels et 288 heures de programmes radiophoniques. Ces contenus pédagogiques -du cycle 2 à la Terminale- ont été commandés par le ministère de l’Education nationale à l’établissement public moyennant une enveloppe de 2,8 millions d’euros.
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A l’époque, le plan gouvernemental en cas de pandémie de grippe aviaire se basait sur un scénario catastrophe, à savoir la fermeture de tous les établissements scolaires », témoigne Patrick Dion, directeur du Scéren-CNDP. Ces programmes validés par l’Inspection générale de l’Education nationale se trouvent aujourd’hui en possession de France 5 et de France Culture.
Diffusion sur Internet
Ces deux médias les diffuseront en cas d’activation du plan anti-grippe A/H1N1. Conçus comme de véritables cours, ces documents audio et radiophoniques mettent en scène des présentateurs, comédiens, images d’archives… Ils se déclinent à raison de 4 jours de programmes par semaine sur une période de 90 jours.
L’objectif ? Assurer « la continuité éducative » et « maintenir le lien pédagogique » dans l’hypothèse extrême d’un confinement prolongé des élèves. On n’en est pas encore là… N’empêche, le ministère de l’Education nationale vient de demander au CNDP de réfléchir au moyen de diffuser ces contenus sur Internet. Mais il semblerait que des problèmes de droits de diffusion de certaines œuvres ralentissent aujourd’hui le projet.
Arnault Varanne