La trésorerie, préoccupation n°118 Sept 2009 Malgré la crise, des entreprises de la Technopole continuent à augmenter leur chiffre d’affaires. Témoignages.
Quel est le moral des dirigeants en cette rentrée ? Selon Didier Georget, président du Medef de la Vienne, beaucoup ressentent un « frémissement » même si la « conjoncture reste difficile ». Globalement, la crise économique ne frappe pas tous les secteurs d’activité de la même façon. Les excellents chiffres de fréquentation du Futuroscope cet été (530 000 visiteurs, +5%) démontrent en effet que le tourisme français a le vent en poupe actuellement.
Irec, trop prudent
Les paroles de Jean-Claude Voisin ne font que confirmer ce point. Numéro 2 d’Irec (8,1 M€ de CA, 62 salariés), PME spécialisée dans la gestion de billetterie installée à Jaunay-Clan (zone de Chalembert), il explique avoir été presque trop prudent face à la conjoncture : « Nous ne savions pas comment allait évoluer la fréquentation des sites de loisirs. En ne remplaçant pas quelques départs à la retraite, nous avons ajusté les effectifs de l’entreprise car nous envisagions vraiment une stagnation du chiffre d’affaires. Mais finalement, les parcs, musées, piscines… bref la plupart de nos clients ne ressentent pas la crise. » À tel point qu’il envisage déjà de recruter des commerciaux afin de conquérir de nouveaux marchés.
La trésorerie, préoccupation n°1
Idem pour certains métiers de la communication. Contrairement à une idée reçue, Jean-Charles Bernard, directeur commercial de 21st Communication (avenue des Temps-Modernes), assure que les grands groupes continuent à communiquer afin de « montrer qu’ils sont toujours présents sur leurs marchés. » Voilà comment cette entreprise de moins de 10 salariés, spécialisée dans les objets publicitaires, est parvenue à accroître son CA pour atteindre 1M€.
Et la trésorerie ? Pour Didier Georget, également directeur de Gape, fabricant de machines-outils, ce sera le sujet de préoccupation principal de cette rentrée. « C’est vrai, note Jean-Charles Bernard qui tente depuis quelques mois de « durcir les conditions de paiement de ses clients en imposant un versement à 30 jours. » Quant à Jean-Claude Voisin, il indique que « la trésorerie a toujours été un problème car Irec travaille essentiellement pour des collectivités qui ne s’empressent pas de régler leurs factures… »
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