Pour ce projet qui vise à constituer un pôle de référence en formation ouverte et à distance (FOAD), le Cned, le CNDP, le Cnam, l’Université de Poitiers, la fondation Prospective-Innovation et l’Afpa se sont réunis en Groupement d’intérêts publics (GIP) le 31 juillet dernier. Cette formalité administrative accomplie, les trois principaux laboratoires concernés ont pu commencer à plancher.
Selon les plans élaborés par les partenaires, les travaux menés par les informaticiens du SIC (Signal, image, communication) et les psychologues du LMDC (Langage, mémoire et développement cognitif) notamment devraient ainsi aboutir à la création de contenus multimédia optimisés. Car des difficultés inhérentes à la formation à distance persistent, comme l’explique Jean-François Rouet, directeur du LMDC :
"Les élèves sont seuls. Le manque d’interactivité avec les professeurs mais aussi avec d’autres élèves bloque les candidats potentiels. Par ailleurs, la formation à distance repose sur la capacité des individus à s’organiser. Or la plupart ont besoin d’encadrement." Il va même plus loin en indiquant que
"la Cité des Savoirs devra se démarquer de la mauvaise image laissée par certains éditeurs qui, pour faire de l’argent, ont déçu les entreprises clientes dans le passé en leur vendant des contenus inappropriés à la formation à distance."
Pour imaginer des solutions innovantes, la recherche revêt un rôle majeur. La Cité des Savoirs se donne trois ans pour trouver ses premiers clients. Nul doute qu’elle possède déjà des outils de valeur ajoutée qu’énumère Christel Lefèvre du Conseil général de la Vienne, coordinateur du projet :
"Deux plateformes multimédias de formation à distance, une ingénierie pédagogique, un potentiel de recherche…, nous allons montrer à nos futurs clients que des métiers complémentaires répondant à leurs besoins de formation sont ici rassemblés." Une nouvelle réunion consacrée à la stratégie commerciale se tiendra en octobre.
Romain Mudrak