Yves Louzé : « Les CCI doivent s’adapter »8 Mai 2009 Le nouveau directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de la Vienne connaît bien le département. Et pour cause, Yves Louzé a œuvré au Conseil général de 1992 à 1999. Entretien tous azimuts et sur tous les sujets d’actualité : réforme des CCI, déménagement sur le site collaboration avec René Monory…Yves Louzé, vous avez achevé un septennat à la tête de la CCI du Valenciennois. Quels éléments vous ont décidé à revenir dans la Vienne ?
« Je crois beaucoup aux vertus de la mobilité. Il y a des gens qui peuvent rester 10 ans dans le même poste, ce n’est pas mon cas. J’aime le changement et le challenge de la CCIV m’a motivée. Je passe d’une chambre d’arrondissement à une chambre départementale, avec une expérience à l’international plus marquée que mon prédécesseur, des valeurs à développer… Françoise Vilain a fait des choses très bien, je ferais peut-être différemment. Chacun son style. »
S’agissant des valeurs, à quoi pensez-vous ?
« Je considère qu’une chambre de commerce doit avoir l’esprit de service à nos clients (PME et collectivités). J’ai également envie de faire vivre en interne comme à l’extérieur l’esprit d’équipe. La troisième valeur qui me paraît indispensable, c’est l’enthousiasme. Enfin, j’encourage mes collaborateurs à oser, à avoir de l’audace. »
Dans le contexte actuel de crise, de quelles marges de manœuvre disposez-vous encore aujourd’hui ?
« Le contexte économique est difficile, notamment sur le Châtelleraudais. Maintenant, je considère qu’on peut aller plus loin dans ce département en matière de développement économique à condition de plus travailler ensemble. On a la chance d’avoir une structure de formation commune (Ndlr : la Maison de la formation), une école de commerce parmi les 10 meilleures de France, un aéroport… Ce sont des atouts à valoriser et, en même temps, on a besoin de nouveaux projets dans ce département. »
Comment percevez-vous la réforme des chambres consulaires en 2010 ? Comme une menace sur votre activité ?
« Je ne crains pas la réforme, à condition que le bon sens l’emporte. Le bon sens l’emportera si le gouvernement nous laisse les moyens de nos ambitions. Légitimement, on attend des chambres de commerce qu’elles réalisent des économies. Et il faut que les CCI s’adaptent à un environnement économique qui change et apportent à leurs clients des services et des réponses pertinents. »
La CCIV aura son siège sur la Technopole en 2010. En quoi ce projet va-t-il modifier le quotidien des 160 collaborateurs de la Chambre ?
« D’abord, je dois dire que c’est un beau projet, qui a du sens et procure beaucoup de fierté aux collaborateurs de la CCIV. Cette implantation sur la première zone d’activité économique du département est cohérente et répond à de nouveaux besoins. Nous allons pouvoir développer de nouveaux projets. »
Lors de votre premier passage dans la Vienne, vous étiez à la direction de l’Economie du Département. Quel souvenir gardez-vous de René Monory, avec lequel vous avez collaboré ?
« Ce fut pour ma part une très belle période dans la mesure où René Monory a été président du Sénat de 1992 à 1998. Et lorsqu’on fait du développement économique, pouvoir compter sur un élu président du Sénat, de son département et chef d’entreprise avec le Futuroscope, cela aide. »
Recueilli par Arnault Varanne
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