Hommage à René Monory11 Avr 2009 Dominique Hummel, directeir du Futuroscope, et les salariés du parc (notre photo), mais aussi le sénateur Jean-Pierre Raffarin et l'actuel président du Conseil général, Claude Bertaud, rendent hommage à René Monory décédé ce samedi. Sans oublier Alain Fouché, qui le connaissait depuis 30 ans.Dominique Hummel : "René Monory était un vrai patron"
"Le Futuroscope voit donc partir son illustre fondateur, un peu plus de vingt ans après sa création, indique la direction du parc dans un communiqué ce samedi matin. Sa disparition attriste l'ensemble des salariés qui garderont le souvenir d’un homme respectueux des autres, soucieux de l’intérêt général, très présent pendant toutes ces années où il était aux commandes du Parc. Le souvenir d’un homme qui a eu l’idée géniale de ‘faire pousser le futur dans un champ’ comme il aimait à répéter."
Plus particulièrement, Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope, souligne que "René Monory était un homme de projets, un décideur hors pair, un vrai patron qui, par son énergie, son sens de la décision et sa force d’entraînement, permettait à chacun de se dépasser et de donner le meilleur de lui-même." En anecdote, il ajoute : "A mon arrivée début 2003, son audace a permis d’obtenir en quelques jours un rendez-vous avec Bill Gates. Avec dans la foulée, un départ pour les Etats-Unis qui nous a permis, dès le printemps 2003, d’innover avec la création de la Cité du Numérique. Tout René Monory se résume dans sa capacité de surprendre et de frapper fort. Bref, d’avoir toujours un temps d’avance."
A. Fouché : "C’était un homme de bon sens"
Aujourd’hui sénateur, il se souvient : "C’était un homme de bon sens, très direct. Il avait des idées nouvelles, issues du terrain, que les gens comprenaient. S'il avait parlé de la crise aujourd’hui, il aurait su trouver les mots pour se faire comprendre, contrairement à certains hommes politiques actuels". Résolument tourné vers le futur, ce passionné de technologie était "visionnaire mais réaliste et créateur", selon Alain Fouché.
"Il pensait que la formation et les nouvelles technologies étaient créatrices d’emplois. Avec un souci d’ouverture, il s’est inspiré d’autres exemples à travers le monde pour fonder le Futuroscope et la Technopole."
Interrogé sur le financement du projet Futuroscope, Alain Fouché explique que René Monory n'a pas hésité à réduire les crédits du Conseil général dédiés aux routes : "Si les routes apportaient du développement, ça se saurait, disait-il. Lui pensait que la formation, et l’université en particulier, attirerait des entreprises."
J.-P. Raffarin salue "un grand entrepreneur politique"
"J’ai une profonde peine ce matin. La maladie nous avait déjà coupé de lui en fauchant son énergie formidablement créatrice. Mais aujourd’hui c’est la grande rupture", confie le sénateur de la Vienne sur son blog (www.carnetjpr.com).
"Président du Sénat de caractère, ministre de décisions, élu local d’imagination, créateur du Futuroscope, sans diplôme, René Monory était au XXe siècle un honnête homme du XXIe." Jean-Pierre Raffarin poursuit : "Pour beaucoup d’entre nous, il restera un maître de la chose publique. Son épouse, très discrète et très humaine, a joué un rôle essentiel auprès de lui." Avant de conclure : "Nous ferons vivre la pensée qui a conduit l’action de René Monory."
Claude Bertaud : "La Vienne perd un très grand serviteur"
"La Vienne perd un très grand serviteur", indique l’actuel président du Conseil général, Claude Bertaud. "Visionnaire, René Monory a incarné cette dualité si rare chez un homme politique, à la fois défenseur de l’ancrage local et de la diversité de nos territoires, mais aussi précurseur de la révolution des nouvelles technologies et de la société de demain."
"Le Futuroscope symbolisera à jamais la réussite de cette volonté toujours en avance sur son temps, dont chacun mesure aujourd’hui l’extraordinaire succès, avec plus de 35 millions de visiteurs à ce jour." |