Terrena Poitou s’ouvre au photovoltaïque27 Fév 2009 Après avoir lancé son concept d’agriculture écologiquement intensive, la coopérative agricole (Téléport 4, Astérama 2) le décline sur le terrain. Exemple à l’appui.
Depuis plusieurs années, le groupe Terrena a entrepris un travail de diversification de ses activités via l’une de ses filiales, la Noëlle Environnement. Cette entité de 20 collaborateurs propose aux agriculteurs trois types de services : l’aménagement des sols, des bâtiments agricoles ainsi que des études liées aux énergies renouvelables.
« Les exploitants agricoles disposent des plus grandes surfaces de toiture, explique Hervé Grimaud, technicien de la Noëlle Environnement. De ce fait, le photovoltaïque constitue une source de revenus potentiels non négligeable. » En moins d’un an, une vingtaine de dossiers a déjà abouti dans l’Ouest de la France, territoire de prédilection de la coopérative. Et une soixantaine d’autres devraient se concrétiser au cours de l’année 2009.
Intérêt économique
Dans la Vienne et les Deux-Sèvres, là aussi, des projets d’installation de photovoltaïque sont en discussion. Il faut dire que l’enjeu économique n’est pas neutre pour les agriculteurs qui cherchent à diversifier leurs activités.
Concrètement, sur une installation « classique » de 30 kW, le toit en question produit environ 1 000 kW heure par an par kW crête installé. D’où une production globale de 30 000 kW/h dans l’année. « Sachant que le prix du rachat par EDF s’élève à 0,60176 centimes d’euros par kW… », précise Hervé Grimaud.
Au final, un agriculteur intéressé est donc amené à débourser environ 150 000 euros étant entendu que les revenus liés à la revente d’électricité s’élèvent à moins de 20 000 euros par an. « Avec les aides comme celles proposées par les collectivités ou de l’Ademe, le retour sur investissement diminue d’autant. » En résumé, le photovoltaïque constitue une vraie voie de diversification pour les adhérents de Terrena Poitou.
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