Dassault, EADS, Safran mais aussi MCT qui emploie 5 personnes à Chauvigny… Une vingtaine d’entreprises, petites et grandes, était au rendez-vous.
«Nous étions là pour faire connaître notre société et faire savoir aux étudiants que nous recrutons», indique Jean-Pierre Vergé, directeur du site Thalès à Châtellerault, et membre de la promotion 1981 de l’Ecole d’ingénieurs de la Technopole. Malgré la crise, il affirme que son groupe se maintient :
«Nos instruments de navigation viennent de percer sur le marché de l’aviation civile. De plus, notre activité de maintenance après-vente des équipements Airbus se porte bien car ces appareils sont relativement récents. Mieux vaut encore les réparer que les remplacer.» Les deux sites de Thalès à Châtellerault ont recruté près de 70 techniciens et ingénieurs en 2008.
«Ce sont les sites de production qui rencontrent des difficultés actuellement. Les ingénieurs formés par l’Ensma se situent davantage dans l’innovation, c’est pourquoi ils n’éprouvent aucun mal pour l’instant à trouver des stages et des emplois», souligne Aurore Perrault, en charge des relations industrielles au sein de l’Ecole.
De son côté, le directeur de l’Ensma, Francis Cottet, précise que même si l’industrie des transports terrestres devait faillir,
«le secteur de l’énergie, l’éolien en particulier, compenserait. Il représente déjà 20% des débouchés de l’Ecole.» A noter d’ailleurs qu’EDF possédait un stand dans le hall d’entrée de l’Ensma. L’entreprise y présentait son activité liée au nucléaire.
Romain Mudrak