Des élections qui comptent27 Nov 2008 Le 3 décembre, salariés et employeurs sont appelés aux urnes pour renouveler les conseillers prud’homaux. Entre la loi sur la représentativité des syndicats et la crise économique, ces élections revêtent un caractère particulièrement important cette année.
Le Technopolitain y a d’ailleurs consacré un dossier complet dans son édition de novembre. Notre journal s’est notamment fait l’écho du cavalier seul de la CGPME, qui a décidé de se séparer de la liste «Union pour les droits des employeurs» et non simplement du Medef comme le titre de l’article le sous-entendait.
Précision utile : constituée au plan national, ladite Union regroupe des représentants du Medef mais aussi de l’UPA pour les artisans, de l’UNAPL pour les professions libérales, de la FDSEA pour l’agriculture et de la FEPEM pour les particuliers employeurs.
Du côté des salariés, les syndicats sont en ordre de bataille. Normal puisque, au-delà des Prud’hommes, c’est leur représentativité qui sera en jeu. En effet, en supprimant la prédominance des cinq centrales historiques (CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC), la loi du 20 août 2008 a rebattu les cartes. Durant ce scrutin, chaque organisation tentera donc de montrer ses muscles dans l’optique des élections professionnelles à venir.
Malgré tout, leur tâche sera périlleuse à en croire les statistiques. Tous les cinq ans, à peine 30% des salariés vont élire les conseillers prud’homaux, chargés de démêler les conflits qui les opposent à leurs employeurs. De leur côté, ces derniers sont moins de 25% à se rendre aux urnes.
Romain Mudrak
Les listes sont disponibles sur : www.vienne.pref.gouv.fr/dossiers/Elections-prud-hommales. Voir aussi : www.prudhommes.gouv.fr |