Rendue possible par la réforme sur l’autonomie des universités de juillet 2007, la création de cette fondation a pour but de recevoir des fonds privés émanant d’entreprises, de collectivités territoriales et de tout autre acteur socio-économique. Si on ne connaît pas encore les noms des sociétés qui pourraient s’engager dans cette démarche, Alain Texier, directeur de l’IUT en charge du dossier, a néanmoins assuré avoir
«ressenti un vif intérêt de la part de partenaires régionaux et nationaux».
Aucune filière privilégiée
Contre la crainte de voir ces crédits fléchés à la demande des donateurs, Jean-Pierre Gesson a affirmé qu’aucune filière ne serait privilégiée. Avant d’ajouter :
«Et même si cela devait arriver, l’université redirigerait alors les fonds qu’elle aura économisés vers ces formations moins prisées.» Selon lui, cette fondation servira, par exemple, à financer des actions culturelles ainsi que des bourses de mobilité.
«L’effort de l’Etat en faveur de la recherche sera plus important ces cinq prochaines années que pour l’enseignement et la vie étudiante. Ce sont ces domaines en priorité que nous alimenterons grâce à cette fondation», conclut-il.
Pour les futurs donateurs, sachez que les avantages fiscaux pour les partenaires seront ceux des entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés (60%) ou ceux des personnes soumises à l'impôt sur le revenu (66%).
Romain Mudrak